Revue de réflexion politique et religieuse soutenue par le Centre National du Livre (Ministère de la Culture).

En librairie : numéro courant

Numéro 118 : L’Etat postmoderne et son armée

Le marché universel semble être devenu l’horizon indépassable de toute activité humaine. L’appareil d’Etat national, au plus fort de la crise financière, a été brièvement sollicité comme outil supposé apte à en atténuer les effets. Il en est résulté un accroissement aussi lourd qu’artificiel des déficits publics. Le voici à nouveau soumis à l’injonction de devoir respecter les règles du marché. Ce retour à la norme entraîne en conséquence un désengagement des structures étatiques, qui se traduit par tout ce qui est placé sous le vocable de la privatisation. C’est en effet le thème du caractère excessif des déficits publics qui justifie désormais exclusivement le dégraissage massif de l’Etat-providence, voire de l’Etat tout court, et non plus des motivations idéologiques. Or l’idée du désengagement étatique – qui revient de manière cyclique – se situe maintenant à un moment particulier : dans la plupart des pays occidentaux, et tout spécialement en France, la privatisation en est arrivée à ne plus avoir d’objet : le secteur public économique – l’économie administrée – a en effet disparu dans sa quasi-totalité suite aux vagues de privatisations successives, sans que ce mouvement ait d’ailleurs eu quelque influence réelle sur l’état des finances publiques.

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Dossier : « L’Oc­ci­dent contem­po­rain - Thomas Molnar »

Le progrès amène ainsi l’homme à de nouvelles contradictions et à la prise de conscience que son autonomie, une fois achevée, est de nouveau à la recherche de l’hétéronomie. Et alors il est piégé. Non seulement par son orgueil qui ne se résout pas à extérioriser sa thèse ; mais aussi par l’abolition des structures externes et par leur remplacement par une culpabilité interne, qui étrangement, intensifie le mérite de l’individu.

Dossier : « L'affaire Sixte (1917-1918) »

Considérations sur les offres de paix autrichiennes de 1917-1918.  Dans le numéro 103 de Catholica est paru un article intéressant sur l’offre de paix séparée faite par Charles Ier d’Autriche à l’Entente au cours du printemps 1917 (Bernard Charpentier, « L’affaire Sixte. L’offre de paix séparée de Charles Ier d’Autriche », pp. 78-88). La proposition, effectuée à l’insu de l’allié allemand par l’intermédiaire du prince Sixte de Bourbon, beau-frère de l’empereur et officier de l’armée belge, ne réussit pas, comme on le sait. Cet échec peut être expliqué par une série de motifs.

Dossier : « L'affaire Sixte (1917-1918) »

Il y a quatre-vingt-dix ans s’achevait la Grande Guerre. Plusieurs tentatives en faveur de la paix ont été entreprises dès 1916. Une seule, pourtant, a presque abouti, celle de l’empereur Charles Ier d’Autriche, en 1917, connue sous le nom d’« affaire Sixte ». Cette offre de paix illustre une conception de l’ordre international fondée sur [...]

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